Communication déplacements de colonies / essaims

Chers membres de la FVA,

Nous avons reçu des questions en retour du dernier message transmis au sujet du déplacement d’abeilles et nous vous en remercions. Pour donner des réponses claires, voici les points qui sont à respecter :

– Actuellement et au vu des problèmes rencontrés avec la contamination par les loques, les cercles de déplacement d’abeilles qui font foi sont les communes de base (pas les communes fusionnées, ni les districts).

– Zone d’interdiction (également appelée zone de séquestre) : il est interdit d’offrir, de déplacer et d’introduire dans la zone d’interdiction des abeilles (colonie, nucléï, essaim, ruchettes de fécondation, etc.) ou des rayons. Les ustensiles ne peuvent être transportés dans un autre rucher qu’après avoir été nettoyés et désinfectés (Art. 271 al. 2 et Art. 273 al. 2 ; Ordonnance sur les épizooties ; RS 916.401). Les essaims récupérés dans une zone d’interdiction doivent rester sur le territoire de la commune. L’inspecteur doit OBLIGATOIREMENT être avisé de cette récupération. (zones d’interdiction : https://www.vd.ch/themes/population/veterinaires-et-animaux/apiculture/)

Déplacement d’une colonie ou d’un nucléï installés dans son propre rucher, pour désorienter les abeilles par exemple (zone d’interdiction exclue). La colonie ou le nucléï peuvent être déplacés sur cette commune (la commune d’origine). S’ils doivent être déplacés hors de la commune, il faut les autorisations de l’inspecteur de la zone de départ ainsi que celle de l’inspecteur de la zone d’arrivée. (AVANT le déplacement de la colonie / du nucleï (*)).

– Déplacement d’un essaim récupéré (zone d’interdiction exclue). L’essaim peut être déplacé sur la commune de récupération. Il faut toujours essayer d’identifier l’origine de l’essaim. Dès qu’il contient du couvain, il est important d’inspecter minutieusement ce dernier et d’appeler l’inspecteur en cas de doute. Si l’essaim doit être déplacé hors de la commune, il faut les autorisations de l’inspecteur de la zone de départ ainsi que celle de l’inspecteur de la zone d’arrivée (AVANT le déplacement de l’essaim ! (*)).

– (*) L’application « Bee traffic » ne DISPENSE PAS l’apiculteur d’obtenir une autorisation. Le déplacement d’abeilles ne peut se faire qu’à partir du moment où il a reçu le feu vert.

Autre remarque :

Dans certaines régions, des membres apiculteurs nous signalent un manque de nourriture dans les ruches. Aussi, les conditions météorologiques ne sont pas favorables et semblent vouloir se prolonger dans ce sens. Nous profitons donc de vous rendre attentifs sur ce point et de pallier au problème en nourrissant les colonies qui en ont besoin (sirop 50/50 en petites quantités et fréquemment pour que le sirop soit consommé directement et pas emmagasiné). Nous vous rappelons également qu’il faut enlever les hausses si vous nourrissez. Après le nourrissement, il faut attendre deux semaines après l’arrêt du nourrissement avant de remettre les hausses.

Nous vous remercions de votre collaboration

Quentin Voellinger
Président de la Fédération
Vaudoise des Sociétés d’Apiculture
Ch. de Publoz 38a
1070 Puidoux
079 290 08 17

Informations – Frelon asiatique

Chères apicultrices, chers apiculteurs,

En tant que personne de contact pour le frelon asiatique, je vous fait suivre ci-dessous, le courriel de Anja Ebener, directrice d’apiservice.

Avec mes meilleures salutations.

Clyde Francey (webmaster)

« Le frelon asiatique est arrivé en Suisse et commence à se propager dans notre pays. A Genève, deux nids ont déjà été éliminés. Il ne peut être exclu qu’il y en ait d’autres. Au Jura également (Le Noirmont), le ravageur a été vu et un nid a été localisé. En plus, un exemplaire du frelon a été découvert la semaine passée au Tessin (Ludiano en Vallée de Blenio). La recherche d’autres spécimens vient de commencer.

En revanche, à Mont-sur-Rolle dans le canton de Vaud, où un petit nid a été trouvé en décembre 2019, aucun autre frelon asiatique n’a été découvert à ce jour.

La mesure de lutte la plus efficace contre le frelon asiatique est l’élimination des nids. La mise en place de pièges n’est pas recommandée (trop peu efficaces et non sélectifs). La responsabilité pour la mise en pratique de la lutte incombe aux autorités cantonales. Pour la recherche des nids, elles dépendent de la collaboration des apiculteurs disposant de bonnes connaissances des lieux.

Les mesures suivantes permettent aux apiculteurs/-trices de protéger au mieux les abeilles du frelon asiatique :

–   Avoir des colonies fortes. Celles-ci peuvent supporter la perte d’abeilles causée par le frelon asiatique. Une évaluation et sélection cohérente implique la réunion de petites colonies saines (moins de 5 cadres occupés) et l’élimination de colonies faibles (aide-mémoire 4.7. Evaluation et sélection de colonies).

–   Garder les yeux ouverts et signaler immédiatement au SSA (photo à info@apiservice.ch) des insectes suspects, afin que l’élimination des nids puisse se faire le plus rapidement possible (aide-mémoire 2.7. Frelon asiatique Vespa velutina).

–   Protéger les trous de vol par une grille (instruction selon aide-mémoire 2.7.1.). Il est dès lors plus difficile pour les frelons asiatiques d’attraper des abeilles sur la planche d’envol ou même de pénétrer dans la ruche. En outre, les abeilles sont moins stressées si elles disposent d’un lieu de décollage ou d’atterrissage sûr. Selon une étude française de 2019, la probabilité de survie de colonies fortement attaquées augmente de 50% grâce à un trou de vol protégé par une grille.

–   Assurer le flux de nourriture. Il est important que les abeilles disposent en tout temps de suffisamment de nourriture. En cas d’attaque massive, elles peuvent ainsi se retirer dans leurs ruches sans risquer la famine.

Nous nous tenons volontiers à votre disposition pour toute question.

Meilleures salutations et bonne soirée. »

Anja Ebener

directrice d’apiservice

Schwarzenburgstrasse 161, 3003 Berne

058 463 82 13

079 940 21 39

anja.ebener@apiservice.ch 

www.abeilles.ch/apiservice