Label Miel du Pays de Vaud

logo-fva Août 2018

Interprétation et clarifications quant à l’article 5.2 du Règlement pour le contrôle du miel labellisé « Miel du Pays de Vaud » 2018 qui précise :

« Le miel est produit par des abeilles logées dans des ruches dont les fonds, les corps, les hausses et les toits sont en bois. »

Dans le premier règlement du Miel du Pays de Vaud, on trouvait les deux articles suivants :

3.2 : « Le miel est produit par des abeilles logées dans des ruches en bois. »
3.3 : « La pose de cires gaufrées et effectuées avec des cires naturelles. »
L’article 3.2 a été remplacé par l’article 5.2 et l’article 3.3 a été abrogé (voir ci-dessus).

Quelle est la raison de ce changement ?

L’ancien article n’était pas assez précis et sous-entendait qu’il ne fallait utiliser aucun plastique. Or, à certains moments de l’année, les abeilles sont obligatoirement en contact direct avec des plastiques dits « alimentaires » (plastiques de type 5, polypropylène) comme ceux des grilles à reines ou des nourrisseurs par exemple.

D’autres raisons interviennent :

  • Il a été définit que l’enveloppe de la ruche doit être en bois (les fonds, les corps, les hausses et les toits). Ceci est important dans la production d’un miel de qualité lors du réglage de l’humidité du milieu pendant la maturation du miel. Les abeilles forment une enveloppe de propolis autour de leur lieu de vie, soit sur les parois de la ruche en bois. Ceci leur permet entre autres de réguler très précisément et de manière rapide et transitoire les problèmes d’humidité dans la ruche en propolisant /dé-propolisant les parois selon leurs besoins. Le bois de la ruche a ainsi un rôle tampon dans la régulation du taux d’humidité (absorption). Le contrôle de l’humidité dans les ruches en plastiques reste un problème majeur pour les abeilles et il ne peut être régulé que par la ventilation, raison pour laquelle on observe ici des problèmes de condensation. Ce travail supplémentaire de ventilation n’est pas négligeable.
  • Un deuxième point important réside dans le fait que le label du Miel du Pays de Vaud souhaite promouvoir les pratiques apicoles dans le respect des traditions de l’apiculture suisse (ruche en bois, désoperculation manuelle, éviter les assemblages, etc.).
  • Finalement et pendant la réécriture du règlement, la question des cadres de hausse s’est posée. Et c’est la troisième raison pour laquelle ce changement de texte est intervenu. Nous n’avions volontairement pas mentionné les cadres dans cet article, ne sachant pas si tôt ou tard les cadres de hausses venaient à avoir un intérêt particulier pour des raisons d’hygiène. Actuellement, l’évolution de l’apiculture au sujet des maladies, des nuisibles (le petit coléoptère de la ruche), des lois sur l’hygiène des denrées alimentaires, du souillage des cires naturelles par les résidus, etc. nous a finalement dissuadé d’être trop précis dans l’article concerné. A l’issue de nos discussions, nous souhaitions surtout que les apiculteurs se basent sur leur propre circuit cirier pour garder leurs cires propres (rajout de l’art 5.4). Si un jour nous ne pouvons plus garantir cela, prenons comme exemple l’arrivée du petit coléoptère qui nous contraignerait à traiter régulièrement avec du coumaphos (“Check-mite”), alors on pourrait par exemple s’imaginer utiliser des cadres de hausse en plastique alimentaire. Il ne faut jamais oublier qu’une telle directive pourrait aussi émaner directement du service vétérinaire cantonal. Comme le plastique alimentaire des cadres de hausse est relativement dur et que les abeilles mellifères n’ont pas de griffes sur leurs mandibules, le risque de fabrication de particules résiduelles qui se retrouveraient ensuite dans le miel sont infimes. Cependant, les bonnes pratiques actuelles consistent à utiliser des cadres en bois munis de la propre cire recyclée par chaque apiculteur.

Divers cas de figure :

Quand un apiculteur possédant 30 ruches veut adhérer au label et qu’il n’a que les fonds qui sont en plastique, on peut les tolérer, à condition qu’à partir de là, l’apiculteur achète des fonds en bois s’il souhaite s’équiper de ruches supplémentaires. Dans ce cas, le contrôleur du miel précise sur la check-liste le nombre de ruches existantes avec fond plastique de manière à pouvoir retracer l’historique et avoir un contrôle par la suite.

Quand un apiculteur possède plusieurs ruchers et qu’il veut adhérer au label alors que certains ruchers sont constitués de ruches en plastique et certains de ruches en bois, seul les lots de miel provenant des ruchers avec les ruches en bois peuvent être labellisés. Dans le règlement nous n’avons pas de clause qui oblige l’apiculteur à avoir toute son exploitation conforme aux exigences du label comme c’est le cas dans le label bio. Les règles concernent directement un lot de miel. Dans ce cas, le contrôleur du miel précise sur la check-liste quels ruchers sont utilisés pour le label.